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Mawlamyine – Pan An

Après les grandes étendues montagnardes autour du lac inle, départ vers le sud du pays. Pour y parvenir une bonne nuit de bus: départ à 18h d’inle – arrivée à Bago à 3h du matin – attente dans le seul resto nocturne de la ville sur fond de clips bollywood comme on les aime, avec un copain/ taxi/ guide/ anti-russe/journaliste/ fan de bouddha – à 5h, privilège nous est donné de remettre les offrandes aux moines qui quetent chaque matin dans les maisons -a 7h petit dej à base de samousas au chou – à 8h nouveau bus direction malamyne, enfin! Arrivee à destination à 12h!

Ya pas à dire: le voyage fait vraiment parti des vacances!
Sur place, coup de coeur pour l’île de l’ogre. Une grande île où 64 villages vivent de l’artisanat et surtout de l’agriculture. Une mamie, chef de famille et peut être un peu chef de gang nous invite à boire le thé et à goûter ses délicieux bonbons de sucre de canne fait maison! On a faillit y laisser Antoine!

Deuxieme étape dans le sud: Pa han.
Une petite ville entourée d’une campagne magnifique, faite de rizières, de collines et…. De temples ( encore et toujours!!)
Voilà une dernière image du myanmar qui plait bien!

Retour à yangon par un énième bus de nuit.
Au revoir myanmar, Rebonjour la Thaïlande!

Kalaw – Lac Inle

Le lac Inle, c’est l’occasion pour nous de marcher un peu. Nous avons rejoins le lac Inle depuis Kalaw, deux jours de marche de paysages incroyables dans la campagne profonde du Myanmar après Bangkok, Yangoon ou Mandalay, ça fait du bien!

Ambiance tranquillou avec un couple d’Anglais aux prénoms à dormir dehors et deux guides de compétition. L’occasion pour nous de dormir dans un monastère et de retourner aux choses simples:

– Se laver à l’eau de la rivière,
– Se brosser les dents à l’eau de la rivière,
– Faire la cuisine à l’eau de la rivière sur un feu (un vrai),
– Vivre entre les cochons, les vaches et les poules.

Bref des choses un peu oubliées pour nous, mais le quotidien des locaux que nous avons rencontré.Une fois arrivé, on constate le même genre de vie simple mais autour et sur le lac. Différents artisanats sont développés dans des village lacustres:

– Confection de vêtements en racine de lotus,
– Bijoux en argent,
– Confection d’ombrelle,
– Pèche traditionnelle,
– Vigne,
– Forge,
– Maraîchers sur les jardins flottants

Et puis, toujours ces rencontres avec les autochtones qui sont vraiment adorables et le mot est faible.
On continue pour le Sud du Myanmar, moins touristique.

Mandalay

La première fois que l’on entend Mandalay, on s’attend à ce que ce soit partout, et même plutôt en Inde, qu’au Myanmar. Pourtant c’est dans le Nord, que la deuxième ville du pays, en termes d’habitant, s’est installée, sur les bords du fleuve Irrawaddy.

Toutefois, on ne peut nier, dans cette ville, quelques similudes avec l’Inde:

Une vraie fourmilière grouillante d’activités, de scuplteurs, de tailleurs d’or, de tisseurs de soie…

C’est également l’occasion de visiter les monuments de la ville, et de voir toujours plus de temples (aussi nombreux que beaux). Par la même occasion, nous avons pu observer la ferveur des Myamarnais pour la pleine lune, qui, ici, est un jour férié (bien que la notion de jour férié prend un autre sens ici).

On termine notre journée en traversant le pont (piéton) en bois (tek) le plus long du monde (1,2km tout de même): coucher de soleil, pleine lune, saint valentin (on les cumule un peu).

Note à caractère guimauve: pour la Saint Valentin, tu offres le plus gros ours en peluche possible à ta belle et tu n’hésites pas à arborer le même T-shirt! …. Instant canard bonjour!

Bagan

Trois couchés et quatre levées de soleil…

A Bagan, il faut se lever tôt pour profiter de la fraîcheur et de la lumière parfaite. Ici, plus de 2000 temples bouddhistes centenaires voir millénaires, perdus dans la campagne sur une plaine de plusieurs kilomètres.

Pour vadrouiller librement et faire travailler nos cuissots, nous avons choisi le vélo*. C’est vrai qu’on aurait aussi pu le faire en montgolfière mais on s’est dit que c’était cliché et puis trop de hauteur, ça écrase la perspective ! (non, en faite, c’est surtout que c’était 200$ / heure)

L’avantage (et peut être aussi l’inconvénient pour l’avenir du site) est que les accès ne sont quasiment pas réglementés. Pour l’instant, le tourisme est limité au Myanmar, du coup, libre à vous de rentrer dans les temples que vous voulez, d’explorer les peintures à la lampe, de monter et d’avoir une vue à 360° sur la plaine…. MAGNIFIQUE !

Myanmar**, ce n’est pas que des temples ( et heureusement). C’est aussi des gens supers souriants et gentils ( peut-être les plus souriants depuis le début de notre voyage). Pour se protéger du soleil, le tanaka est leur arme secrète. De cet arbre, ils se fabriquent une crème pour se barbouiller le visage. Les paysans travaillant encore à la main, restent donc jeunes et beaux. Seuls les animaux et quelques vieilles machines pétaradantes sont là pour les aider.

L’artisanat, le vrai, est partout et le « made in China » pas encore trop développé. On vous rassure, on trouve quand même du Coca…. Ouf !

* Remarque à caractère ParisRoubaisque : Claire a mal aux canes !

** Remarque à caractère intellopoliticoGuillot : Si ni la France, ni Aung San Suu Kyi ne reconnaissent le nom de Myanmar, Etienne estime que l’on devrait utiliser le nom de Birmanie, mais comme on ne veut pas de problème avec la junte… On citera Myanmar… C’est dit !

Yangon

Après deux semaines d’absence, nous sommes de retour avec enfin un internet qui fonctionne.

Premiers pas en Birmanie, enfin à Myanmar comme on dit partout dans le monde sauf en France (La France n’ayant pas reconnu officiellement les nouveaux statuts du pays)

Donc direction la première ville du pays : Yangon (qui n’est plus la capitale du pays, pour info).

Ambiance de rue démente, sourires sur toutes les bouches, regards interrogateurs mais toujours bienveillants. S’il est certain que les touristes sont maintenant bien présents, dans ce pays encore très fermé, il est également sans conteste que la population reste interrogative devant ces touristes prenant en photo toute cette vie qui leur parait bien banale :
– Hommes et femmes… tous en jupe,
– Chiquer du bethel toute la journée jusqu’à s’en teindre les lèvres et pourrir les dents,
– Jouer au volley avec les pieds et avec une balle en rotin à tous les coins de rues,
– photocopier des livres et les vendre chez les bouquinistes, comme si de rien n’était, afin de faire face au manque d’accès à la culture.

Une première immersion donnant envie de se plonger dans ce pays fantastique.

Bangkok

Bangkok, Bangkok… à l’évocation du nom de cette ville, on pense tout de suite : pollution, embouteillage, ville grouillante! Et bien, c’est le cas, surtout en ce moment avec les protestations anti-gouvernementales qui bloquent les grandes artères de la ville. Les manifestants viennent de tout le pays et campent dans la rue depuis des semaines, dans une ambiance de kermesse assez déconcertante.

Heureusement, ce n’est pas seulement ça ! Il suffit de prendre le temps de se perdre dans les petites rues et sur le bord des klongs (canaux) pour se retrouver dans une ambiance de village, beaucoup plus zen. L’autre astuce pour retrouver un peu de calme, est, bien sur, de visiter l’un des très nombreux et magnifiques temples bouddhistes de la ville. Évidemment, quand il y en a marre des temples, il reste les massages Thaï !

Ajoute à cela une visite des centres commerciaux ultra-moderne, une sortie à Chinatown pour le nouvel an chinois, une visite de l’ambassade de Myanmar (ex-Birmanie) pour obtenir nos visas et en une semaine, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer une seconde !

Voilà, en gros, Bangkok, nous a bien plu : des pauvres, des riches, du sale, du propre, de l’ancien, du moderne, des pro-gouvernements, des anti-gouvernements… à l’instar de ces contrastes, tous s’entendent sur l’amour du roi (86 ans). Son image est omniprésente dans toute la ville et dans toute la Thaïlande d’ailleurs. Attention, il ne faut surtout pas blaguer ! Ici, ça paraît normal à tout le monde de bloquer une route pendant 2 heures juste pour le passage d’un membre de la famille royale en voiture (du vécu!). Il ne faut pas mettre son pied sur une pièce de monnaie où il apparaît. Il faut être habillé correctement (pas de short ni de jupe) pour visiter une bonne partie des musées de la ville (malgré les 30°C) car ils lui appartiennent. Bref, pas mal de choses à savoir et à apprendre, pour nous, révolutionnaires français !