Tout d’abord un petit point guide du routard pour vous situez un peu:
Les 4000 îles*, c’est tout au sud du Laos, quasiment à la frontière cambodgienne, un archipel de 4000 îles donc, oui mais vous allez dire, il n’y a pas de mer au Laos… Et oui la particularité de cet archipel est qu’il se trouve sur le Mékong, un fleuve donc.
Un repérage minutieux sur le guide, une étude poussée de la carte, plusieurs infos chipées à droite et à gauche, on part pour Don Khong en bus (5h, confort sommaire, assis sur des sacs de ciments), notre Laotien étant ce qu’il est, nous débarquons à Don Khone…
Qu’à cela ne tienne, on ne reprend pas le bus, on prend le premier ferry pour enfin se poser.
On se retrouve donc à Don Khone, une île très calme, le genre d’endroit où trouver une bouteille d’eau après 21h nécessite de réveiller un autochtone.
De là, on se paye une excursion pour voir les plus larges chutes d’Asie « Khone Pha Pheng », une sorte d’Iguaçu en plus petit. Retour sur l’île pour louer des vélos et faire le tour des environs.
L’occasion de découvrir (petit passage guide du routard, désolé) le passé colonial Français qui avait construit à l’époque une ligne de chemin de fer, pour passer ces fameuses chutes (point noir de la ligne Saïgon – Ventiane). Ils chargeaient le bateau sur le train et traversaient donc l’île de bout en bout.
Bref, une crevaison plus tard (Antoine en chasse patate, sale histoire), une discussion avec le mari de la restauratrice et nous voici embarqué pour aller voir les dauphins du Mékong au coucher du soleil. On éteint le moteur de la pirogue. On ne bouge plus parce que c’est casse gueule la pirogue et on contemple ces mammifères sauter tout autour de nous, un moment plutôt magique.
On mange tôt, on se couche tôt, et demain on prend le bus!
*Petite aparté: le terme 4000 îles est légèrement galvaudé, à moins que l’on compte chaque petite broussaille qui pointe à la surface.
Ces derniers jours nous sommes partis, en quête d’aventure, dans la campagne Laotienne:
500 km de pistes et routes à moto dans le sud du Laos à la frontière du Vietnam et de la Thailande.
Nous étions un peu agacé (surtout Antoine) par les transports en commun, c’est à dire que les transports c’est vraiment commun… (mais on se garde les détails pour un éventuel futur article).
Bref l’idée était d’aller voir une grotte sans prendre le bus, du coup banco! On loue une moto !
Une étude de carte poussé par la géographe copilote, une nuit de sommeil complète après ce bus de ****, un peu de houblon (le carburant) pour le pilote, en selle!
Présentation de notre bolide:
Fleuron de l’industrie du camarade communiste Chinois, j’ai nommé la Zongshen Wave 125 cm². Autant vous le dire, un monstre de puissance et un bijou de technologie le tout sur deux roues.
1ère spéciale Thakhek – Mahaxay – Laksao 182km… On attaquait le ténéré !
Revêtement: asphalte, gravillon, sable.
Réveil pas facile, petit dèjeuner de champion, passage par l’office de tourisme puis chez Monsieur Ku (ça ne s’invente pas un nom pareil) le loueur de moto…
Départ, direction Mahaxay la route est belle et droite, arrêt au stand à Mahaxay dans un premier restaurant qui est fermé parce qu’il est 13h, changement de restaurant celui-ci est ouvert mais menu unique: Soupe d’intestins de porcs (on fait avec… on va pas cracher dans la soupe bien entendu).
Le ventre bien rempli nous reprenons la route, mais la route se termine… Il est temps de manger la poussière, équipement de moujahid en place, le premier pied à terre est posé au kilomètre 84, la chutte est évité de justesse, la copilote est complètement sereine, le pilote aussi.
La Zongshen, quand à elle, tousse, câle, crachotte, s’arrête. Nous pensons fortement, après un consul mécanique au sommet de la profession, qu’elle n’aime pas trop la poussière.
18h: mission accomplie. Nous sommes à Laksao. La Zongshen et nous même sommes dans un sale état!
Rencontre avec Xavier (notre copain du Myanmar) dans une gargotte qui sert du cochon grillé au bord de la route (autour d’un verrre de houblon bien entendu), une brochette vite avalé, rendez vous pris au Karaoké !
2ème spéciale Laksao – Konglor – Kuon Kharn. 138km…. Fond de 6 descente de Torigni rallye de Monte Carlo
Revêtement: asphalte, nid de poule, gravillon
Le réveil est encore moins facile. Aux courbatures du postérieur se rajoutent une douleur capilaire dû à un excès de carburant.
Très belle route au départ, de nombreux ponts en bois pas vraiment rassurants et quelques cols mettent à mal la Zongshen, mais elle tourne.
Kilomètre 63 après une longue série de virage en descente, une déformation de la route nous oblige à poser pied à terre, pour la seconde fois, la chute est évitée.
La seconde partie du rally est une série d’évitement entre vaches, poules et chèvres, le genre de bêtes qui souhaitent en finir avec la vie dès qu’une petite moto de gringo approche. La collision est évitée.
Puis la fameuse visite de la grotte de Konglor, grotte immergé (à visiter donc en bateau) longue de 7 km avec jusqu’à 90 mètres de hauteur de plafond (petit point guide du routard).
Nuit à Kuon Kharn, un petit village, dans une guesthouse bien sympatique, le patron nous emmène à la fête du village, le « Dj » nous appellent au micro et nous dédicace une chanson, une danse endiablé s’en suit, la copilote est aux anges.
3ème spéciale Kuon Kharn – Thakek 146 km Qu’est ce qu’on fait aujourd’hui ? De la moto !
Revêtement: Asphalte, nid de poule et poules
C’est partit pour les derniers kilomètres, la Zongshen ne veut pas travailler aujourd’hui mais les pilotes sont au top !
Les premiers kilomètres sont un peu stressant un gros camion dans le fossé nous rappelle les dangers de ses routes de montagnes. La Zongshen et la copilote réclament des pauses de plus en plus fréquentes, il est grand temps d’arriver. Les derniers kilomètres sont de l’autoroute comparable à une mauvaise départementale française mais ça convient très bien à la Zongshen, moins à la copilote.
Et c’est partit pour des vitesses astronomiques avec notre bolide sur l’autoroute Laotienne. Arrivées à Thakek, Monsieur Ku n’est même pas la pour nous acceuillir, déception !
Qu’est ce qu’on fait cet après midi? On prend le Bus pour Paksé!
La théorie et la pratique sont bien souvent deux choses différentes quand tu voyages…
En théorie, sur la carte et selon les compagnies de bus, le trajet allant de Luang Prabang à Vang Vieng est une des plus grandes routes du pays et se fait en quelques heures seulement dans des bus réguliers et touristiques.
En pratique, la route ressemblait plutot à une traversée bolivienne qu’à l’A6 et le bus n’avait de VIP que la vieille inscription défraichie sur le pare brise…
A savoir: les laotiens ne supportent pas les virages de montagnes…. et ils étaient nombreux dans ce bus….
A l’arrivée, nous découvrons Vang Vieng, ville connue principalement pour être le point de rencontre de tous les backpackers voulant gouter les drogues locales et faisant du tubing (descente de rivière en chambre à air de camion en faisant la tournée des bars environants). Les fréquentes noyades de ces jeunes fougueux nous ont un peu freiné et nous avons préféré faire un tour de vélo dans la campagne pour visiter les grottes et se baigner.
… Pas facile la vie au Laos.
Sabaidi,
Welcome to Laos!
Comme à chaque nouveau pays visité, quelques jours sont nécessaires pour prendre nos nouveaux repères: nouvelle monnaie le Kip (avec un taux de 1€ = 11000 Kips, nous sommes enfin millionnaires, les gars), nouvelle nourriture (le passé français a laissé des traces: baguettes et crêpes), nouvelle langue et nouvel alphabet (bien que les anciens parlent Francais 😉
Après une journée de bus et deux journées de bateau sur le Mekong, nous voici à Luang Prabang, la capitale culturelle du Laos.
L’occasion pour nous de visiter cette ville coloniale et de se balader dans les environs entre les villages, les collines, les rizières et les cascades.
Direction Vang Vieng pour de nouvelles aventures !
La Birmanie, c’est fini. Retour en Thaïlande pour quelques jours dans le nord. Un saut à Sukothai pour ses temples et un autre à Chang Mai pour sa campagne riche de différentes ethnies.
Malheureusement, un peu pris par le temps, nous n’avons pas pu nous enterrer dans les villages lointains. Juste le temps d’une ballade en scooter ou en éléphant, suivant les envies de chacun.
On vous fait également part de notre rencontre marquante de ces derniers jours : un moine un peu fou, fan de temples, de bouddha et de photo ! Du coup, visite privée et vraiiiiment détaillée de son monastère avec photos dès qu’il le décidait ! Certain(e)s manquent de spiritualité dans cet exercice…
Nous souhaitons publier un conte résumant nos 6 premiers mois de voyage, écrit par une célèbre petite Froggy.
Évidemment, toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure et fortuite coïncidence.
Merci à l’auteur pour cette noble participation.
NB : Nous rappelons que nous condamnons l’usage des drogues pour les mineures.
Il était une fois une princesse et deux crapauds (ses valets) qui décidèrent de faire le tour de la terre. Les deux valets de la princesse l’emmenèrent d’abord au Brazil où jusque là tout se passa bien. Mais arrivée en Argentine, un malheur se produisit. La princesse prit froid. En valets indignes, ils n’en avaient rien à faire, pas une veste, rien !
Alors, la princesse pesta et se révéla être aussi gentille, belle et intelligente que décisive et finit par se réchauffer en arrivant dans un désert au Chili.
Mais encore une fois il se passa un malheur (il va y en avoir souvent), donc, elle se fit volée son sac en or noir (parce que les paillettes, c’est pas son style). Jusque là, pas grand chose, mais ça va venir. Puis ils prirent la route du nord pour aller en Bolivie, et là, ils eurent une accumulation de choses. Dans la jungle, la princesse prit peur à cause d’une araignée géante mais aucun problème pour les crapauds qui la mangèrent.
Pour retourner à la civilisation, ils ont pris les transports en communs, à cause des crapauds qui mirent trop de temps a digérer l’araignée. Leur chauffeur partis, en croyant qu’ils étaient déjà partis, donc ils prirent les transports en commun mais la route sur laquelle ils partirent, était sur le bord d’une falaise. Cette route se nommait « route de la mort » pour vous rassurer.
Ils quittèrent ce pays, ayant peur qu’une autre péripétie arriva.
Direction Perou, et là, que du bonheur : la plage, les cocotiers, la chaleur…. De quoi en rendre quelques uns jaloux. Ils eurent la « visite » du MachouPichou, des journées à la plage, du vélo et surtout ce qui tenait beaucoup à la princesse : la visite de ses parents. Mais ils partirent vite, une semaine après. Elles se retrouva donc seule avec ses valets et ils partirent vers les USA en Floride.
La joie régnait ici aussi, mêmes conditions mais beaucoup de trajets pour aller dans différents endroits comme un grand parc national, un musée des crocodiles et un grand parc d’attraction car la princesse aime beaucoup les sensations fortes et les crapauds n’étaient pas du genre à refuser ce genre de chose. Puis, le Texas, la découverte des cow-boys n’était pas sans vie. Ce sont des personnes agréables, contrairement à ce que disait l’entourage royal de la princesse.
Une très grande amie de la princesse et des valets les rejoignirent. Une joie s’installa quand elle arriva. Elle aussi faisait partie de la royauté, une amie d’enfance de la princesse. Et cette amie commune les rassemblèrent, ils étaient plus unis et ne formaient qu’une seule et même personne à présent. Mais ils se quittèrent.
La Malaisie fut le nouveau pays à découvrir. La famille d’un des crapauds qui se nommait Antoine les rejoignit. Une famille de fainéants composé :
– d’un gros croco surnommé de Didier,
– d’un Laurent outang mâle et geek se nommant Nathan,
– d’un chimpanzé très souvent crevé du nom de Joëlle
– et le meilleur pour la fin :
– d’ une petite singe nasique , au nom de Clara mais elle préfère qu’on l’ appelle petite princesse.
Donc, ce qui fait 2 princesses , une reine un roi et 3 valets, dirons-nous . Et c’est parti pour la découverte de la Malaisie en commençant par les hôtels : le premier était sympa sauf pour la petite princesse qui trouva des miettes de gâteaux dans son lit à cause d’un des valets. Il avait grignoté dans sa chambre. Le second hôtel fut dans la jungle et avec beaucoup d’appréciations car nous étions dans une maison bien aménagée par rapport à ce milieu sauvage. Et le troisième, qui fut le dernier, situé en plein cœur de Kuching l’ensemble de l’hôtel était agréable mais il eut un malentendu , les princesses durent dormirent avec les valets et d’autres personnes étrangères.