Cette dernière semaine a été placé sous le signe de la vieille pierre… Oui, mais pas n’importe laquelle : de la pierre Inca, Monsieur !
Dans un premier temps, la grande et majestueuse Cuzco, qui, sous ses aires « Gringoland », sait nous attraper pour flaner dans ses ruelles pendant des heures. Ruines, églises, maisons coloniales patio où tu pourrais vivre toute ta vie, artisanat local, boutiques de 10m² concentrants bureau de change / excursions / massages / vêtements / épicierie / laverie. Cuzco a tout pour toi !
Deuxième étape : Machu Picchu.
On vous le confirme, l’UNESCO ne s’est pas trompée en classant ce site patrimoine mondial de l’humanité… Ils sont forts ces Incas ! Merci Pachamama !
Ca y est, nous pouvons le rayer de notre liste des immanquables ; et le moins que l’on puisse dire c’est que ça en met pleins les yeux. Aucune photo ne peut témoigner de ce que ça fait de grimper 1100 marches à 4 heures du matin, d’arriver en haut de la montagne et d’apercevoir au fur et à mesure que le soleil se lève et que les nuages disparaissent, l’incroyable cité Inca. Et puis comme on est un peu fou fou, on monte encore plus haut, toujours plus haut jusqu’au sommet de la montagne, pour avoir LE panorama !
Après 3 jours de vélo, train, bus, taxi, randos et des litres de sueur évacués, une petite soirée réconforte, placée sous le signe du houblon, était bien méritée. 3 jours en bonne compagnie où le SPANGLISH était plus que jamais à l’honneur !
L’Amazonie
Voilà c’est fait, on peut le rayer de la liste des choses à faire ! Avancer dans la forêt épaisse à l’aide d’une machette, un rêve de gosse mais un cauchemar d’adulte.
Trois jours inoubliables passés dans la jungle en compagnie d’une belle équipe de francophones : Ariane et Xavier les Québecois et Antoine le Belge.
Les blagues ont fusé dès la première minute. Sans eux, ça n’aurait vraiment pas été pareil !
Pour nous gèrer, deux guides et un cuistot qui feraient passer Rambo ou autres Indiana Jones pour de vraies mariposas !
Imaginez trois jours de marche en pleine jungle sans voir personne, sans téléphone, sans wifi, sans supermarché, sans rien quoi, à part un milliard de saloperies d’insectes, tous plus dangereux ou bizarres, les uns que les autres.
Des chenilles énormes, des tarentules, des fourmis grosses comme un doigt, des serpents, des pumas, des piranhas, des alligators ,enfin bref tout un tas de choses hostile à la vie.
Même la végétation s’y met, les trois quarts des plantes ont des épines ou sont venimeuses. En une année, une liane peut se développer et tuer un arbre tricentenaire de cinquante mètres de haut !
Malgré ça, on a adoré dormir dans la jungle, avec comme seul toit une bâche en plastique et une moustiquaire. On a adoré les balades nocturnes pour écouter les milliers de bruit et voir voler les lucioles, un peu partout du bleu, vert, rouge, orange.
On oubliera pas non plus toutes les histoires et les techniques des guides pour survivre dans la jungle, les plantes médicinales. Comment se faire une assiette, un verre, une cuillère, une lance, un bateau, de la colle, de la peinture ? On a vraiment rien inventé, tout est dans la nature !
On se souviendra aussi qu’en une nuit, une rivière tranquille peut monter d’un mètre cinquante et devenir un puissant fleuve, que les moustiques et autres sun fly sont plus fort que n’importe quel répulsif à insectes.
On se souviendra de la couleur de l’eau de la rivière pour boire le thé du matin.
Enfin, on se souviendra que prendre l’eau pendant la nuit et retrouver une grenouille dans sont lit n’est pas bon pour le sommeil !
Bus Bolivien et route des Yungas entre Coroico et Rurrenabaque
Se déplacer en Bolivie, c’est avant tout :
– Prendre des bus pas chers,
– Partager la vie locale en discutant avec les mamas bolivienne pour leur trouver une place dans ce bus qu’elles n’ont pas payé,
– Mettre ton sac en soute, sans avoir la certitude de le retrouver à la sortie,
– Se dire que la moitié des routes pourraient être renommées « Routes de la mort »
– Se rappeler que sur certaines routes, tu dois rouler à gauche,
– Se convaincre que si le bas côté n’est pas renforcé, c’est sûrement parce que la roche est très solide,
– Mâcher de la coca et profiter de la musique bolivienne pour se détendre,
– Être au premier plan pour voir les champs de coca et les jolies maisons de paysans….à moins que ce ne soit de charmantes petites fabriques de cocaïne artisanale…
– Doubler des camions dans des virages en épingles sans visibilités,
– Profiter du spectacle des femmes en jupes traditionnelles, qui font pipi, toutes habillées, sans se cacher,
– Ne plus être choqué quand les boliviens balancent leurs bouteilles par la fenêtre,
– Toujours s’assurer que le klaxon du bus fonctionne, c’est bien plus important que les freins,
– Finir par comprendre pourquoi les routes légendaires sont si légendaires…..
Bon alors, je pourrais vous parler de la passion d’Étienne pour les avocats ou du dégoût d’Antoine pour mes pieds, mais non, je crois que je préfère vous raconter ma chouette journée de cumple anos.
Comment faire rimer anniversaire et famille quand on est à l’autre bout de la planète…. il suffit de faire ce que la famille fait tout le temps… du vélo !
Direction La Paz et le célèbre pic de la Cumbre à 4700 m d’altitude, pour une descente de la fameuse route de la mort jusqu’à Yolosa à 1200m d’altitude en seulement une soixantaine de kilomètres.
Autant vous dire que j’ai remercié mes gènes familiaux, pas ridicule la fille !
Départ en peloton groupé au sommet sur une asphalte de haute qualité bolivienne. Rapidement , Antoine prend la tête de la course. Pas le temps pour les paysages, l’aérodynamisme prime avant tout. La petite australienne de notre groupe, qui espérait me laisser derrière elle, a été rapidement lâché, et s’est retrouvée à faire l’élastique en queue de paquet.
A mi-course, la terre prend le dessus. Le bitume disparaît. Le précipice s’agrandit. Les choses sérieuses commencent. En tête, Étienne et Omar s’échappent, tandis qu’Antoine, l’Allemand – fan de Y. Ulrich et moi constituons le gros du peloton. L’australienne et le Canadien seront les lanternes rouges du jour.
Une route et des paysages de légendes, pour un jour de légende (n’ayons pas de fausse modestie).
On finira la journée par un steak de lama et du vin bolivien. ON EST BIEN, MERCI LES GARS !



