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Potosi

6 octobre 2013

Grâce à son Cerro Rico, Potosi est la plus grande ville minière d’argent de Bolivie. Elle a été, dans le passé, l’une des villes la plus riche du monde. Les nombreuses églises du centre ville sont les vestiges de ce passé fastueux. Aujourd’hui, la ville continue de vivre grâce à ce riche sous-sol, mais le faste d’antan n’est plus là.

La principale activité touristique de cette ville réside donc dans la visite de la mine…

Nous avons donc face à nous, la rare opportunité de visiter une mine d’argent en activité. Mais le voulons-nous vraiment? Chaque année, une dizaine de mineurs meurent dans cette mine. L’espérance de vie est d’à peine 45 ans et beaucoup commence à y travailler à peine 15 ans, dans des conditions proche des Misérables.

Découvrir une culture, une population, un pays, c’est ce que nous recherchons depuis notre départ. Mais à quel moment le touriste devient-il un simple voyeur de la misère des autres? C’est la question que nous nous sommes posés.

En discutant avec des touristes ayant fait cette expérience et en s’informant un peu plus, nous apprenons qu’une partie des bénéfices des visites sont reversées à une caisse d’assistance aux mineurs et qu’ils apprécient la présence de visiteurs qui s’intéresse à leurs conditions de vie, à un moment où leur gouvernement semble les oublier.

Nous décidons donc de nous lancer, avec une certaine retenue…

Nous sommes samedi, la mine travaille au ralenti, seuls les mineurs travaillants à leur compte sont présents.

Nous avançons dans la mine, l’air se fait rare, la poussière envahie nos bouches et les galeries se rétrécissent. Nous croisons un premier wagonnet poussé par deux jeunes de 20 ans au plus, leurs gueules sont noires et leurs regards semblent toujours s’interroger sur la venue de touristes dans un tel endroit.

L’accès au deuxième sous-sol se fait par une rampe de bois de bric et de broc. L’air est encore plus rare, la poussière plus dense et les galeries plus étroites ne sont plus que de simples boyaux. Nous rampons, nous grimpons, nous voulons sortir… impossible d’imaginer rester ici 8 heures par jour, 6 jours sur 7, avec des explosions de dynamite tout autour de nous.

Nous ressortons de la mine, heureux du défi physique que nous avons surmonté mais plein de nouvelles interrogations…. Comment peut-on travailler dans de tels conditions ? Pourquoi de jeunes ados de 15 ans creusent 6 jours sur 7 à 50m de profondeur ?

From → Récit

3 commentaires
  1. Max permalink

    Vous êtes trop beaux…
    Surtout Antoine… un moine shaolin qui vient de livrer bataille

  2. Stephan Castel permalink

    La vraie vie et les vrais gens, j’aime votre soin d’aller au bout des choses dans votre démarche ‘touristique’, nous vivons ainsi ces histoires et autres photos sans voyeurisme vilgaire mais plutôt comme une participation (si petite soit elle) à votre beau projet. Merci.

  3. Gola permalink

    Vous êtes beaux … je pense que ce fut une belle expérience. Faites attention à vous quand même mes biquets !!!

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